mardi, 02 mai 2006
Mitterrand - Croix de bois, Croix de feu !
Second épisode de l'histoire fangeuse de F.Mitterrand.
Arrivé à Paris dans le climat quasi insurrectionnel qui à suivi les émeutes du 6 février 1934, organisées par les
groupes d'extrême droite, François Mitterrand se passionne pour le combat que mènent ces gens proches du milieu qu'il fréquentait dans sa chère province. Inscrit à la faculté de droit et à Sciences-po, l'étudiant modèle fréquente naturellement le Front national (regroupant les mouvements de droite). Toutefois, il apprécie assez peu les leaders dont la verve populacière fait délicieusement frissonner la bourgeoisie.
Le colonel de La Rocque et ses Croix-de-Feu sont infiniment plus convenables que les Camelots du roi, groupe factieux ayant juré d'en finir avec la République, la Gueuse. Le Colonel de La Rocque est le vrai héros de ceux qui pensent qu'on peut en finir avec l'anti France, les socialistes et autres crypto communistes, sans pour autant se lancer dans une guerre civile.
Les Croix-de-feu font partie de cette extrême droite que l'on peut recevoir au salon sans faire sortir les dames. François Mitterrand adhère au mouvement de jeunes des Croix de Feu, il devient Volontaire national au 3ème secteur.
Si l'étudiant catholique estime qu'il est nécessaire de s'engager dans un groupement politique aux côtés des vieux briscards de la droite nationale, il n'en est pas moins sensible au charme féminin. Ce jeune homme est tombé sous le charme d'une jolie lycéenne, Marie-Louise Terrasse. Leur première rencontre eut lieu au bal de l'École normale supérieure.
Marie-Louise, qui a quinze ans, est au lycée en classe de 3ème. Son frère normalien l'a entraînée dans cette soirée où François Mitterrand avait également été invité. A peine arrivé, François remarque la superbe chevelure blonde de Marie-Louise, qui lui tourne le dos. Elle se retourne, il reste cloué sur place. L'amour l'a foudroyé, cette passion hantera ses jours. Marie-Louise Terrasse sera beaucoup plus connue des téléspectateurs français quelques années plus tard sous le pseudonyme de Catherine Langeais.
Le prochain épisode : Mitterrand la grande évasion
L'épisode précédent : Mitterrand, Famille, Patrie
20:00 Publié dans La Mitterrandie | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note



Commentaires
J'aime bien cette bio !
Je crois vraiment qu'avec la mort de Mitterrand, la Révolution Nationale a beaucoup perdu.
Ecrit par : Anne-Lise Durine | mercredi, 25 janvier 2006
Vous voulez lire une biographie faite par un journaliste? Je vous conseille le livre de Franz-Olivier Giesbert, "Mitterrand, Une vie"... vous aurez droit à une bio moins orientée parce que faite avec la rigueur journalistique et la déontologie qui l'accompagne.
Ecrit par : Matthieu Duvail-Mon Blog | mercredi, 25 janvier 2006
N'étant pas Mitterranphobe, mais amoureux de l'Histoire de mon pays, j'ai lu, pour information, la bio écrite par F.O.Giesbert. Je dirai qu'elle est plutôt destinée aux petites bourgeoises de la gauche caviardeuse de la place des Vosges et autres vieilles peaux féministes de culture soixante huitarde !
Avec F.O.Giesbert, qui a toujours était dans le sillage de Mitterrand, nous sommes en plein gâtisme. Ce livre, c'est la mansuétude dans le nihilisme, la vautrée dans la négativité ! En résumé dans cette bio, F.O.Giesbert nous livre sa pensée d’authentique mitterrandien new-âge…
Un livre sans grand intérêt, sauf pour les mitterrandôlatres...
Ecrit par : Tex | mercredi, 25 janvier 2006
Je préfère une bio non objective. Et ce d'autant plus que Mitterand étant mort, il ne peut plus se défendre.
Ecrit par : Anne-Lise Durine | jeudi, 26 janvier 2006
Mais c'est justement être objectif que de dénnoncer tout ce
qu'il a fait comme saloperies, après déontologiquement, le tout est de rester impartial mdrrrrrrrrr
Ecrit par : LaHyre | jeudi, 26 janvier 2006
Le Mitterranphobe que je suis, se limite ici, à résumer, avec parfois une légère pointe d’ironie, l’authentique Histoire de ce manipulateur de grand talent, dont la remarquable culture n’avait d’égales que la fourberie et la déloyauté !
Je m’efforce, bien sûr, de respecter la véracité des faits, sinon quel intérêt, d’autant que ceux-ci sont indiscutables, puisque connus de tous, ou presque !
Ecrit par : Tex | jeudi, 26 janvier 2006
quel dommage d'avoir autant de vocabulaire et un apparent amour de l'histoire et les utiliser à si mauvais essien
tu es une plaie Tex
Mitterrand a fait plus en deux mandats que la droite en plusieurs décennies, pour De Gaulle c'était facile c'était les Trente Glorieuses. Il riait moins en mai 68.
Enfin, qu'importe si le biographé est mort ou pas il faut savoir se placer avec objectivité si on a un regard d'historien (ce que je suis - un historien) ou assumer aussi de présenter des morceaux choisis particulièrement connotés.
Oui Mitterrand n'était pas un ange. Oui Mitterrand était un manipulateur. Mais Mitterrand, lui, est et était respectable.
Ecrit par : Baron Rouge | jeudi, 04 mai 2006
Est-ce un nouveau langage socialo monsieur le Baron tout Rouge ?
Contradiction = Limpidité ! Bizarre, bizarre,...
Ecrit par : Tex | jeudi, 04 mai 2006
Je serais bien surpris que tu pointes une seule contradiction dans cet extrait très concis de ma pensée !
Oui, je suis socialo et pédé, non ça ne va pas forcément ensemble, et ça ne m'empêche pas de t'adresser la parole.
Ca s'appelle un débat, une confrontation d'idées, et à mon sens c'est pas fait pour le plaisir de se taper sur la gueule mais pour essayer de se comprendre et contourner nos propres aspérités.
A toi de répondre
Ecrit par : Baron Rouge | jeudi, 04 mai 2006
J'attends mieux de toi sur ce coup là....jte donne une deuxième chance, car dans cette réponse, la vacuité pertinente des arguments n'a d'égal que la surface du Sahara.
Point de vue politique:
- Heureux de te faire découvrir que l'électorat de gauche n'est pas partie prenante des débats sclérosants du parti, néanmois, entre eux ils discutent et n'ont pas peur d'avouer qu'ils se disputent. Sarko et De Villepin, eux, jouent à celui qui enculera l'autre le premier tout en affichant une courtoisie d'une hypocrisie soviétique (mouture Brejnev).
J'ai des idées de conception socialiste, d'où mon apparentement. J'en suis fier tout comme toi tu es fier des tiennes, chacun ses goûts ses couleurs, ce qui n'interdit pas la liberté d'expression ou le dialogue démocratique.
Ne fait pas l'ahuri qui découvre qu'un socialiste peut avoir des idées.
Point de vue sémantique:
- Gay est un terme désignant un homosexuel de sexe masculin, adopté de l'anglais. Ni plus ni moins. Etre gay ou homo n'est pas un concept politique!
Arrêtes ta parano, les bolchéviks, c'est de l'histoire ancienne. Tout comme certains aspects de ta pensée.
Same player, shoot again.
Ecrit par : Baron Rouge | vendredi, 05 mai 2006
PS : dans ce cas, on interdit aussi l'affichage ostentatoire de l'hétérosexualité, pour rester sur le même principe !
Et Brassens n'aurait jamais chanté ''les amoureux qui se bécotent sur les bancs publics...bancs publics...bancs publics..."
Ecrit par : Baron Rouge | vendredi, 05 mai 2006
bravo il faut le dire et ne pas oublier les vérités qui dérangent les bien pensants !
Ecrit par : Dom7 | lundi, 26 janvier 2009
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