mardi, 02 mai 2006
L'Illégitimité de la République : Considérations de l'histoire politique de la France au XIXe siècle (1851-1914)
L'histoire politique du XIXe siècle français repose pour l'essentiel sur un mythe, celui de l'irrésistible enracinement de la République depuis la Révolution française. Pourtant, à l'inverse de la révolution américaine, qui a immédiatement débouché sur une nouvelle Constitution, 1789 a abouti à un échec cinglant.
La révolution française a bien su détruire la légitimité de l'Ancien Régime, mais elle a été incapable de lui en substituer une autre. La guerre civile déchaînée par les Constituants ouvre carrière à différentes tentatives pour refonder l'unité nationale : exclusion des extrêmes, sur le mode de la monarchie selon la Charte ou de la République conservatrice ; addition de l'extrême gauche et de l'extrême droite, comme s'y essayèrent le bonapartisme, puis le boulangisme.
Puisque aucune de ces formules politiques ne pouvait parvenir à la stabilité, l'oscillation de la politique française a duré jusqu'en 1914.
Et comme, au XXe siècle, aussi bien le national-socialisme que le stalinisme ont repris à leur compte la formule de centrisme par addition des extrêmes, il n'est pas possible d'échapper à cette conclusion dérangeante que c'est la Révolution française qui a ouvert l'espace politique dans lequel sont devenus possibles les totalitarismes.
Biographie de l'auteur
Fabrice Bouthillon, normalien, ancien membre de l'Ecole française de Rome, agrégé et docteur habilité à la direction de recherches en histoire, a déjà publié chez Plon en 2003 une Brève histoire philosophique de l'Union soviétique. Il est maître de conférences à l'université de Brest.
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Commentaires
N'importe quoi...
le fascisme est né sous une monarchie constitutionnelle avec Victor-Emmanuel II en Italie
rien a voir avec la France et la Révoltuion de 1789
la royauté il ya longtemps que le servage est terminé camarade :))
Ecrit par : I | vendredi, 28 avril 2006
Restez calme monsieur "I", même si l’histoire de France vous dérange ! Vous avez de la mousse aux coins des lèvres, on croirait J.F Kahn sur le plateau de Ripostes…
Pour en revenir au fascisme, désolé mais Mussolini et Hitler sont, en leur temps, tous les deux sortis des rangs du socialisme.
Et je ne vous parle des députés du Front Populaire qui ont permis de mettre Ph. Pétain en place. Je ne vous parle pas non plus de l'idole de la gauche, F. Mitterrand, ce valeureux fonctionnaire au service des lois anti-juives de la France de Vichy, et décoré de la francisque par son grand ami Pétain !
On est bien loin de la monarchie. Malheureusement pour vous les faits sont têtus et vous donnent pas raison…
Ecrit par : Tex | vendredi, 28 avril 2006
le front populaire a permis la mise en place de Pétain ?! C'est fou, aurais-je une si grosse lacune, éclairez ma lanterne, des détails, c'est trop vague; il me semble en tout cas que Blum est le seul à avoir tenté, un peu tard, de resister à la menace Allemande, il a engagé le réarmement à partir de 1937, et l'armée n'a pas voulu ! pour quelle raison, dieu seul le sait. Toujours est-il que c'est une preuve de courage de la part de Blum: il a pris le risque de mécontenter son électorat, en augmentant les cadences, en baissant les salaires, et le tout avant les élections
Hitler n'a jamais été socialiste à proprement parler, il s'est infiltré sous l'ordre de l'armée au NSDAP, qui existait avant lui. Le programme nazi n'est pas socialiste, il est populiste, il tente de rassembler la plus large fourchette electorale, comme le boulangisme en son temps, sans aller jusqu'à dire que le boulangisme est un proto-fascisme: le tout donne un discours assez contradictoire, entre la critique des grands groupes de presse ( tenus par des Juifs, les autres ne posent pas de problème), de l'exploitation du capital ( qui sera vite effacée, du programme, puisque Hitler s'appuira sur certains patrons), et la volonté de se reposer sur la classe moyenne, plus que sur les classes ouvrières déjà confisquées par le KPD.
Chercher l'orientation idéologique dans le programme social et économique du parti nazi et un pari dangereux tant s'y mèlent les contradictions et les retournements de vestes, ce sont surtout des leviers pour attirer les masses et acquerir le pouvoir, un tiraillement entre une volonté de dirigisme économique et la nécéssité de respecter l'autonomie des industriels qui ont permi son arrivée au pouvoir. Sans éxagérer, derrière le nazisme et le communisme, soviètique, il n'y a pas grand-chose de politique ( que peut-on attendre d'un caporal autrichien qui ne brille pas par ses aptitudes intellectuelles, et d'un plouc brutal du fond de la Géorgie) il ne faut pas en chercher trés loin les raisons et les convictions, l'important n'étant pas le moyen d'arriver au pouvoir et de gèrer la société, mais de prendre le pouvoir, ce sont des voyoux, des bandits et rien de plus, le but de Staline et de Hitler c'est être le chef glorieux, avoir la mainmise sur la société, créer l'homme nouveau, mais par des chemins différents, le reste ils n'en n'ont pas grand chose à foutre, du détail:" Nationnal Socialisme, un nom, c'est tout, si ça marche, ben c'est bon, sinon, on prendra autre chose, tant qu'on peut les entuber".
Mussolini est bien sorti du socialisme, c'est indéniable, mais il a cré le parti fasciste pour s'en détacher par haine ( donc il n'y a pas de fascisme, ni de nazisme sans communisme, c'est clair, mais plus part antagonisme que part filiation idéologique, le fascisme est une réaction), et si son programme reste assez orienté à gauche au départ, avec les lois fascistissimes de 1922, Mussolini coupe complètement les liens avec le socialisme. Mussolini à été soutenu par la monarchie et par l'Eglise, pas par sympathie, mais par nécéssité, pour enrayer l'avancer communiste en Italie; alors oui, le roi n'aimait pas les fascistes, mais lui et tous ses copains ( le Pape, les patrons,...) l'ont poussé à ouvrir les portes à Mussolini, à lui donner les clés du pouvoir, la marche sur Rome est une vaste pantalonnade, de l'esbrouffe, si les fascistes n'avaient pas eu le feu vert de la part du pouvoir jamais ils n'auraient pu s'imposer.
Quant à Mitterrand, c'est un opportuniste, un vieux renard sans scrupules, même un sale con, mais reconnaissons lui au moins une certaine fermété dans l'affaire des Pershing et des SS20, alors que toute l'Europe, dans son pacifisme bellant, criait "plutôt rouge que mort", il a accèpté la mise en place des Pershing et a tenu tête à l'URSS.
L'histoire est plus compliquée que votre vision réductrice, le manichéisme historique est une illusion. Les faits sont tétus certes, mais on doit leur donner une couleur, ils s'imbriquent dans une mécanique complèxe, et ils ne parlent pas d'eux, c'est à nous de les faire parler, l'objectivisme historique est un vieux rêve positiviste: sans subjectivité pour ordonner des réalités anarchiques au premier abord, pas d'histoire. L'ouvrage de Bouthillon est interessant, mais il ne dit pas La Vérité, sur la République, mais une réalité, un aspect possible de la vérité, et qui sait, peut-être pas le bon, dans un contexte idéologique assumé (faute de quoi l'ouvrage devient un pamphlet idéologisé sans valeur et sans recul): se borner à lire des historiens marxistes, des historiens conservateurs, des historiens chrétiens, relève de la pauvreté intellectuelle, de la médiocrité, c'est se borner dans une irréfutabilité de mauvais aloi et une vision réductrice, se voiler une partie de la vérité. Il faut acquérir une vision globale, des multiples aspects soulevés par les historiens ( qui ne sont que des hommes) et éviter les petites gueguerres stériles, l'histoire n'est pas une science, contrairement à ce qu'on voudrait nous faire croire.
Ecrit par : fenrir | samedi, 29 avril 2006
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