vendredi, 12 mai 2006

Commémoration de l'esclavage !

Les chrétiens d'Allah

medium_chretiens_allah.2.jpgIls ont été capturés, enlevés, et vendus comme esclaves par centaines de milliers entre le XVIe et le XVIIe siècle. Hommes, femmes, enfants, ils furent arrachés à leur terre natale et pour la plupart ne la revirent jamais. Voici l’histoire d’une traite méconnue : celle de ces Européens capturés en Méditerranée par les Turcs et les Barbaresques, convertis de force, et qui composaient parfois la moitié de la population de villes comme Alger.

Certains devinrent de vrais renégats, au service des Turcs, d’autres parvinrent à s’échapper. De retour en Europe, c’est l’Inquisition qui se chargeait de les «rechristianiser», nous laissant au passage un précieux matériau constitué d’interrogatoires, exploité avec minutie par les auteurs.

 

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mardi, 02 mai 2006

Quand le conservatisme se réveillera …

Pourquoi n’existe-t-il pas de grand parti conservateur en France, alors que se dessine aujourd’hui un néo-conservatisme américain ? 

Dans son livre « Le conservatisme impossible », François Huguenin montre comment la division des droites françaises entre réactionnaires et libéraux après la Révolution a empêché sa formation. 

Et rend hommage à des penseurs chrétiens qui, de Jacques Maritain à René Girard, ont nourri une critique constructive de la démocratie, apte à répondre au malaise actuel.

Présentation de l'éditeur

1793, la Terreur obscurcit les Lumières. Début du XXIe siècle, la France demeure politiquement hémiplégique. Pourtant, dès l'origine, des voix dissidentes se sont levées pour contester l'idéologie du Progrès. Pour dire que la Révolution peut être totalitaire. Le culte démocratique, liberticide. Et la modernité, nihiliste. D'emblée, deux écoles se sont formées. Le courant libéral et le courant réactionnaire. Tocqueville, Constant, Guizot puis Aron, Jouvenel d'un côté, Maistre, Bonald, Maurras de l'autre. Sans oublier les inclassables, de Burke à Boutang.

Deux mouvances qui ont lutté pour leurs idées. Deux mouvances, aussi, qui se sont ignorées, confrontées, évitées. Pour aboutir à un dialogue de sourds, souvent mené à fronts renversés. Pour aboutir à la même incapacité de fonder une commune résistance face au socialisme. Pour aboutir à un échec partagé. Voici, longtemps attendue, l'autre histoire des droites en France. L'histoire intellectuelle dont François Huguenin brosse ici, avec brio et clarté, la fresque, convoquant les hommes, les événements, les textes, les pensées, ainsi que les grands commentateurs étrangers, de Hannah Arendt à Leo Strauss.

Une histoire qui explique pourquoi, contrairement aux autres grandes démocraties, un pôle conservateur n'a jamais surgi en France. Une histoire qui permet de penser avec acuité, et en toute liberté, les débats et les urgences d'aujourd'hui.

Biographie de l'auteur

François Huguenin est l'auteur d'A l'école de l'Action française et, avec Pierre-Jean Deschodt, de La République xénophobe. Il poursuit ici son investigation anticonformiste de l'histoire des idées politiques.


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L'Illégitimité de la République : Considérations de l'histoire politique de la France au XIXe siècle (1851-1914)

Présentation de l'éditeurmedium_republique_illegitime.2.jpg

L'histoire politique du XIXe siècle français repose pour l'essentiel sur un mythe, celui de l'irrésistible enracinement de la République depuis la Révolution française. Pourtant, à l'inverse de la révolution américaine, qui a immédiatement débouché sur une nouvelle Constitution, 1789 a abouti à un échec cinglant.

La révolution française a bien su détruire la légitimité de l'Ancien Régime, mais elle a été incapable de lui en substituer une autre. La guerre civile déchaînée par les Constituants ouvre carrière à différentes tentatives pour refonder l'unité nationale : exclusion des extrêmes, sur le mode de la monarchie selon la Charte ou de la République conservatrice ; addition de l'extrême gauche et de l'extrême droite, comme s'y essayèrent le bonapartisme, puis le boulangisme.


Puisque aucune de ces formules politiques ne pouvait parvenir à la stabilité, l'oscillation de la politique française a duré jusqu'en 1914.

Et comme, au XXe siècle, aussi bien le national-socialisme que le stalinisme ont repris à leur compte la formule de centrisme par addition des extrêmes, il n'est pas possible d'échapper à cette conclusion dérangeante que c'est la Révolution française qui a ouvert l'espace politique dans lequel sont devenus possibles les totalitarismes.


Biographie de l'auteur

Fabrice Bouthillon, normalien, ancien membre de l'Ecole française de Rome, agrégé et docteur habilité à la direction de recherches en histoire, a déjà publié chez Plon en 2003 une Brève histoire philosophique de l'Union soviétique. Il est maître de conférences à l'université de Brest.

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Le ras le bol d'un citoyen ordinaire

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Ras le bol : Ou l'imminence de la nouvelle Révolution française de Denis Castel

Présentation de l'éditeur

François Puysange, comptable dans une PME de banlieue, découvre soudain qu'il est né du mauvais côté de la barrière: comme des millions de Français, il est confronté aux fins de mois difficiles, à l'angoisse du chômage et aux difficultés à acheter un logement. De plus, son pouvoir d'achat, constamment en baisse, l'angoisse. Au moment de sa première convocation pour être licencié survient la millionième grève de la SNCF qui l'empêche de se rendre au rendez-vous avec le chef du personnel...

Soutenu par son libraire qui a, lui aussi, de plus en plus de mal à survivre, le salarié se révolte contre le nouveau système aristocratique, et dans sa rage et sa détermination, il déclenche une nouvelle Révolution française !


Biographie de l'auteur

Denis Castel, 37 ans, travaille dans l'un des principaux établissements bancaires français. Connaissant parfaitement les mécanismes financiers, il a constaté la rapide descente du pouvoir d'achat des Français, violemment accélérée à l'occasion du passage à l'Euro. Dans ce roman ultra-réaliste, il décrit comment la nouvelle Révolution française pourrait commencer par le simple ras le bol d'un citoyen ordinaire.


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vendredi, 28 avril 2006

Marxisme et Révolution

Jean Ousset présente, puis réfute le marxisme. Cette idéologie inverse la façon de penser traditionnelle et adoptemedium_marxismeetrevolution.2.jpg une optique opposée : ce n'est plus l'être qui prime, mais le mouvement.

L'étude sur les racines du principe dialectique est poussée. Et la comparaison avec la philosophie réaliste met en évidence les incohérences de ce système. L'auteur explique les raisons du succès et l'engouement qu'il a suscité ; il y ajoute de multiples exemples concrets de mise en pratique dans les pays de l'Est.

La conclusion est que rien n'est plus opposé au catholicisme que le marxisme révolutionnaire. On peut même se demander si cet antagonisme n'est pas son principe fondateur. Si le premier remonte à la création de l'homme, le second, formalisé plus récemment, a de beaux jours devant lui. La crise du communisme ne doit pas être interprétée comme la fin de cette tournure d'esprit contestataire.

Plan

1ère partie : Marxisme et civilisation moderne

  1. L'esprit de la Révolution
  2. Une philosophie de la contestation
  3. Dialectique
  4. Aliénations

2ème partie : Illustrations

  1. Matérialisme à caractère dialectique : « Humanisme du travail » et « Révolution permanente »
  2. Le marxisme-léninisme face à la science, à la morale et à l'action tactique
  3. Le marxisme-léninisme face au problème de Dieu et de la Religion 

Annexes :

  1. Le marxisme héritier de la « Pensée moderne »
  2. Le communisme
  3. Brève réfutation de quelques thèses communistes

Intérêt

Lorsque jean Ousset prend la plume, il le fait de façon magistrale. Marxisme et Révolution est un exemple de pédagogie. Le problème que pose 1e communisme est d'abord mis en évidence. L'explication de la genèse de cette doctrine suit, précédant un rappel sur la philosophie réaliste. Les termes prêtant à confusion s ont expliqués. La définition est donnée et les biais sont démontés. Le lecteur curieux retrouve des détails dans les annexes. Tandis que c'est par l'illustration que le fondateur de la Cité catholique poursuit et achève son exposé. Que chacun de nous en prenne de la graine!

En mettant en avant le fait que le marxisme est un système de pensée, ou plutôt un « guide pour l'action », ce livre en souligne l'actualité : dans la société française le marxisme est omniprésent. En effet, à la Révolution, date à laquelle la société organique a été désarticulée, les hommes ont été fondus dans la "masse", voués à l'anonymat social. Lorsque le communisme a déferlé sur l'URSS, puis sur l'Europe, il a terminé de briser les structures anciennes. Le marxisme qu'il contenait a insufflé à ces masses le principe de l'opposition permanente. Puis il s'est greffé sur le matérialisme laissé derrière l'Eglise en fuite.

Aujourd'hui, le syndicalisme, l'esclavage du travail, la négation de la religion, et la disparition de la référence à l'histoire, sont à la fois des effets et des causes du marxisme.


Lectorat

Marxisme et révolution ne nécessite pas de connaissances particulières. Il peut s'étudier en première année de cercle, car il est très didactique. C'est un support facile à utiliser pour aborder divers points de philosophie. Il s'insérera parfaitement dans notre cycle de formation politique.


Synthèse

Jean Ousset nous avertit : « l'effarent est qu'implicitement au moins, le to d'esprit, la façon de penser d'un très grand nombre réalise ce que le marxisme se contente d'expliciter et de systématiser » ; et il nous lègue une analyse profonde d'un mode de pensée qui ravage notre temps. Le communisme a passé, mais le marxisme demeure. Malgré les avertissements de la Grande Dame, la Russie a bel et bien répandu ses erreurs.



Pour commander ce livre :

Marxisme et Révolution
Jean Ousset
Éditeur : C. l. C. (1973)
Broché - 284 pages


Site Civitas

Familles... à vos marques

 Un livre de référence, une véritable «base de données» pour toutes les familles, c'est la réponse du Magistère aux medium_famille2.jpgdéfis lancés à la famille.

« En un moment historique où la famille subit de nombreuses pressions qui cherchent à la détruire ou tout au moins à la déformer, l'Église, sachant que le bien de la société et son bien propre sont profondément liés à celui de la famille, a une conscience plus vive et plus pressante de sa mission de proclamer à tous le dessein de Dieu sur le mariage et sur la famille, en assurant leur pleine vitalité et leur promotion humaine et chrétienne et en contribuant ainsi au renouveau de la société et du peuple de Dieu.»    À l'aube du troisième millénaire, que nous abordons sur un horizon à la fois de forte sécularisation et de religiosité naturaliste, il est urgent que les chrétiens sachent rendre compte de leurs convictions, au sein d'une société qui ne partage plus leurs valeurs. L'ouvrage du Père Joseph-Marie Verlinde, qui propose une approche claire et pédagogique des réponses de Jean Paul Il et du Magistère aux questions brûlantes concernant la famille, veut aider les croyants à se situer dans le grand débat contemporain autour de la famille, débat qui est loin d'être clos.

Trop souvent, la méconnaissance de l'enseignement sur les orientations de la vie d'époux et de parents sèment le trouble dans les familles qui se sentent parfois incomprises par l'Eglise.

Deux thèmes essentiels ont été retenus dans cet ouvrage : la question de la procréation responsable et celui de l'éducation.


Joseph-Marie Verlinde
Editeur : Téqui
352 pages
Prix : 20 €

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La vie ne peut pas être le fruit du hasard

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La vie ne peut pas être le fruit du hasard

En général les savants qui s'intéressent à l'Evolution attribuent à la matière une géniale aptitude à l'organisation vitale telle que la vie résulterait d'un heureux hasard ; la succession des espèces, et l'aboutissement à l'Homme avec son cerveau serait le fruit tout naturel d'une nature animée et du binôme hasard-sélection naturelle.

On s'explique facilement le développement des molécules, mais que leur organisation spontanée aboutisse à un vivant par le hasard est un leurre. Le second principe suivant Boltzmann affirme que l'évolution d'un système moléculaire, c'est-à-dire sans aucune machine, s'effectue obligatoirement vers l'état le plus probable c'est-à-dire le chaos.

Ce principe s'applique, dans sa forme thermodynamique, à l'énergie dont la dégradation est compensée par l'apport d'énergie solaire ; - mais il s'applique aussi, dans sa forme cybernétique, à l'ordre et à la structuration des éléments de la matière qui spontanément se dégrade.

Or l'établissement d'une organisation ne s'opère que par un facteur générateur d'ordre et de sens, c'est-à-dire par une information qui ne peut provenir ni de l'énergie, ni de la matière ; l'élaboration de cette information est nécessairement issue d'un «principe organisateur », d'une intelligence.

Du big-bang... à l'homme
Jean Swyngedauw
78 pages
Editeur : OEIL

Les profiteurs de l'Etat

Où va l'argent de nos impôts ? Cet argent est-il, pour une grande partie, comme on nous le répète à l'envi, medium_profiteurs_etat.jpgredistribué aux plus démunis au nom de la justice sociale ? La réponse est non. Alors, où va-t-il ?

La vérité est ahurissante. L'iFRAP en apporte la démontration dans ce livre : privilèges exorbitants des nouveaux riches (les oligarques qui nous gouvernent), bureaucratie désormais incontrôlable, désinformation systématique, statisiques truquées, chiffres du chômage maquillés, arbitraire des technocrates de Bercy qui traquent le contribuable mais s'octroient des primes illégales, scandale des associations qui exploitent la misère sociale, régimes très spéciaux de la RATP ou de la Banque de France, subventions aux syndicats,...

Même s'ils sont habitués aux scandales à répétition, même s'ils commencent à soupçonner que l' "exception française" pourrait ne pas avoir toutes les vertus dont on la pare, les Français n'ont encore aucune idée de l'ampleur de l'arnaque dont ils sont victimes.

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Esclavage : n'oublions pas les « négriers musulmans » !

«Négriers en terre d'islam»

En abordant ce thème, Jacques Heers bouscule les idées reçues et comble une lacune historiographique. Il contribuemedium_arabe_esclavage.jpg par cet ouvrage à un examen fort utile de l'histoire de la traite des Noirs. L'histoire a beaucoup insisté sur la Rome antique ainsi que sur la période "coloniale" et au commerce atlantique des Français et des Anglais aux XVIIe et XVIIIe siècles, négligeant ainsi de longues périodes du passé. Ce commerce ignoble, qui a duré cent cinquante ans, en a éclipsé un autre, tout aussi horrible mais beaucoup plus durable, puisque le monde musulman a pratiqué la traite durant mille deux cents ans, sans jamais la remettre en cause, ni éprouver le moindre regret ou la moindre honte.

Nos ouvrages et manuels ne rappellent pas, ou presque, les traites musulmanes des Noirs d'Afrique qui partaient par convois à travers le Sahara ou par mer depuis les ports de l'Afrique orientale vers l'empire arabe et turc (Ottoman). C'est 17 millions d'Africains qui ont été razziés et vendus par des négriers musulmans.

L'auteur nous rappelle que le Coran est le seul livre saint qui parle sans scrupule d'esclavage. Le musulman, à sa guise, peut épouser quatre femmes et il n'a que l'embarras du choix avec ses esclaves.

Extrait du Coran - Verset 4:3 : « ... Il est permis d'épouser deux, trois ou quatre, parmi les femmes qui vous plaisent, mais, si vous craignez de n'être pas justes avec celles-ci, alors une seule, ou des esclaves que vous possédez. Cela afin de ne pas faire d'injustice (ou afin de ne pas aggraver votre charge de famille). » (4:3)

L'invasion des pays des côtes méridionales et orientales de la Méditerranée par les Arabes musulmans va poursuivre dans ces territoires les moeurs de l'Antiquité, en particulier "l'esclavage". L'esclavage est l'un des pivots de l'économie de l'empire abbasside de Bagdad. Il suffit, pour s'en convaincre, de lire " le recueil de contes Arabes, qui se déroulent à l'époque carolingienne, «Les Mille et une nuits». Les harems du calife et des notables de Bagdad sont remplis de jeunes filles issues du Caucase et réputées pour leur grande beauté. Pour assurer les travaux les plus rudes les sujets du calife emploient une grande quantités d'esclaves en provenance d'Europe méditerranéenne et surtout d'Afrique noire. Maltraités ces esclaves sont généralement castrés.

Ces trafics, certainement tout aussi cruels que les autres, mis en place par les musulmans dès le VIIe siècle pour ne cesser que très tard, dans les dernières décennies du XIXe siècle, demeurent très mal connus. Pendant près de mille ans, les Noirs ont payé un lourd tribut à L'islam. Il était temps que l'Histoire s'intéresse à cette période trouble. L'esclavage est du reste encore pratiqué aujourd'hui en terre d'islam. Les Noirs du Sud-Soudan sont réduits en esclaves par les islamistes Arabes du Nord-Soudan.

medium_negriers_islam.3.jpgEn tenant compte des travaux récents des historiens africains, notamment de Côte d' Ivoire et du Nigeria, qui ont permis une réelle avancée de la recherche et des connaissances, nous découvrons ce que furent ces traites et la condition des esclaves dans les pays musulmans, principalement en Orient, en Egypte et dans les royaumes islamisés du "Soudan".

L'auteur entend faire oeuvre d'historien et ne juge pas. Son recueil sur l'esclavagisme en terres d'islam, description réussie d'une histoire occultée, propose à chacun de ses lecteurs quelques arguments étayés pour combattre «l'historiquement correct» qui entoure le plus grand et le plus ignoble trafic d'être humains de l'histoire.


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Les négriers en terres d'islam
par Jacques Heers
Editions Perrin
324 pages - 22€

Lire également :

Esclavage en l'an 2000

jeudi, 23 mars 2006

Le cantique des larmes : Arménie 1915, Paroles de rescapés du génocide

Présentation de l'éditeur

En 1915, le gouvernement Jeune-Turc décidait d'exterminer les Arméniens. Ce fut le premier des génocides du XXe siècle.

Quatre-vingt-dix ans après l'horreur, des voix sortent des décombres. Ce sont les rescapés qui parlent. Ils racontent les déportations, les camps, les massacres. Ils disent l'indicible. Arrachés à l'anéantissement, leurs récits de survivants sont des paroles de vie. Il faut les lire. Pour que soit reconnu le crime et que soit connue la vérité. Pour que disparaisse le mensonge et que ne réapparaisse pas le mal. Pour que les morts sans sépulture connaissent enfin la paix. Car il est temps que les vivants puissent envisager le deuil et le pardon.

Monument de mémoire et document pour l'histoire, ce recueil, à la manière des chœurs de la tragédie antique, inscrit dans l'éternité l'abîme éprouvé par tout un peuple. Et avec, par l'entière humanité.


Biographie de l'auteur

Professeur agrégé de lettres modernes, enseignante à l'Université, spécialiste des représentations des génocides dans la littérature, Annick Asso collabore, entre autres, au magazine France-Arménie. Cet ouvrage est le fruit de ses recherches dans les bibliothèques et les fonds d'archives en Europe et dans le monde.

 

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