mercredi, 17 janvier 2007

Anniversaire de la mort de Louis XVI

Plusieurs messes seront dites, notamment à Paris, en souvenir de Louis XVI, assassiné Place de la Concorde (baptisée Place de la Révolution à cette époque) le 21 janvier 1793 par la canaille rouge !

  

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- Samedi 20 janvier 2007 : 12 h 00 : Messe à la basilique de Saint-Denis par le Mémorial de France.

- Samedi 20 janvier 2007 : 12 h 15 : Messe à Saint Germain l'Auxerrois par le Cercle de l'Oeillet Blanc.

- Dimanche 21 janvier 2007 : 10 h 30 : Messe à la chapelle expiatoire, à Paris, en mémoire du roi Louis XVI, suivie d’un déjeuner au Cercle national des armées.

- Dimanche 21 janvier 2007 : 12 h 15 : Messe en l'église Saint Germain l'Auxerrois.

Mgr le comte de Paris présidera la cérémonie, entouré de LLAARR le prince Jean Duc de Vendôme et le prince Charles-Philippe d’Orléans.


 

Lire également : Un crime toujours impuni 

vendredi, 28 avril 2006

«J.P Marat, le massacreur de Septembre»

medium_marat2.jpgMagnifié par les « enragés », redouté et détesté par les modérés, porté aux nues après sa mort, puis voué aux gémonies lors de la réaction thermidorienne, ce « sinistre individu », polémiste à ses heures, est né le 24 mai 1743 en Suisse d'un père sarde et d'une mère genevoise.

Après un court séjour à Bordeaux, il étudia en 1762 la médecine-vétérinaire à Paris. Il semblerait qu'il, comme un charlatan, vendait des drogues magiques !

Néanmoins il gardera un bon souvenir de sa jeunesse, et à ce propos, il déclare très « modestement » : « j'étais réfléchi à quinze ans, observateur à dix huit, penseur à vingt et un. »

En 1765, le penseur part en Grande-Bretagne chercher une clientèle à Londres et à Newcastle. Il fait des études psychosociologiques plus ou moins ratées, visitant les prisons, les bouges et les asiles, il s'initie à la vie politique en participant aux discussions des clubs. Il a publié quelques mémoires sans grand intérêt sur des sujets scientifiques ainsi que diverses brochures. Plus tard il écrira « les Chaînes de l'esclavage » un énorme pavé, totalement indigeste, dans lequel il développait ses théories fumeuses favorites sur «l'insolence des riches» et le despotisme de l'Etat. Il préconise le partage des terres, la limitation des fortunes, et à proclamer le droit des pauvres à la révolte. Comme on peut s'en douter, Karl Marx appréciera le volume.

Il regagne Paris en 1776 où il passe pour un célèbre praticien anglais. Sa renommée s'accroît. Il sauve, grâce à un médicament mis au point par ses soins, la marquise de Lausbépine. Il profitera largement de la reconnaissance de sa "miraculée" patiente. Il est surprenant qu'une femme puisse s'éprendre d'un tel homme. Une stature chétive, le teint bistre de Levantin, un visage asymétrique, des yeux gris-jaune, un nez écrasé au-dessus d'une bouche grimaçante, il semble appartenir comme disait Michelet à la race des batraciens. Brissot le compare à un Sapajou, Roederer à un oiseau de proie, Levasseur de la Sarthe à un insecte, Mme Roland à un chien enragé, Boileau à un tigre, le député Barral à un reptile, etc. Toutefois on lui prête une voix mâle et sonore, un esprit agile, une force de persuasion, même sa vantardise lui donne une sorte de fascination, une séduction étrange susceptible d'émouvoir les femmes, fussent-elles marquises...

Grâce à cette bienveillante et titrée amie, il entre au service du comte d'Artois (pour quelqu'un qui déteste l'Aristocratie...). Ironie du sort il est ainsi protégé par le frère de celui qu'il vouera un jour à l'échafaud. Il est confortable logé dans un hôtel privé de la rue de Bourgogne (7e). Pour quelqu'un qui dénonce « l'insolence des riches », il en profite bassement le lascar. Il a même été jusqu'à tenter de démontrer la noblesse de ses origines (un guignol l'ami du peuple).

Diderot, tout comme Voltaire n'ont pas apprécié son « Essai sur l'homme ». Le premier déclara que « Marat extravague », le second le compare à Arlequin faisant des cabrioles pour égayer le parterre. Remercié, il quitte le comte d'Artois et son hôtel de la rue de Bourgogne pour un logement plus modeste de la rue du Vieux Colombier (6e).

En 1788, il tombe de nouveau malade, mais la nouvelle de la convocation des Etats Généraux, le remet sur pied. Il déclara « je commençais à respirer, dans l'espoir de voir l'humanité vengée, de concourir à rompre ses fers et de me mettre à ma place... ».

Il excite et exhorte les foules. A Caen, les meurtriers du pauvre Belzunce, n'auront pas besoin d'encouragements pour mettre leur victime en pièces. Pour mener les foules Marat sent bien qu'il lui faut un journal. A l'été 1789 une feuille périodique sort et prendra le nom suggestif de « l'Ami du peuple » . A plusieurs reprises il fait l'objet de poursuites pour avoir pris à partie des sommités. Pour ses assailles contre Necker et plus particulièrement contre La Fayette, puisqu'il réclamait rien moins qu'un nouveau Scaevola lui plante un poignard dans le cœur. Il dut se terrer dans des caves et fuir en Angleterre.

Plus tard il vivra avec Simone Evrard rue des Cordeliers, une couturière provinciale qui a pignon sur rue au faubourg St Honoré, qu'il considérera comme sa femme légitime. Le polémiste continue sa propagande pour la grande cause populaire. Il prône la révolte, incite les soldats à désobéir.

Durant l'année 1790, saisissant sa plume, il déclare tout bonnement qu'il faut épurer l'armée, pendre huit cent députés, faire rôtir les ministres au jardin des Tuileries. Il expliquera plus tard que sa véhémence cannibale n'est que rhétorique. C'est l'année de l'élaboration de la Constitution par l'Assemblée. A cette époque on peut encore penser que la révolution va se terminer pacifiquement. Mais devant tant de frénésie certains députés dénoncent ces excès de langage inadmissibles. Même Camille Desmoulins est horrifié par cette sanglante éloquence. Mais Marat n'entend rien. Il passe de cachette en cachette. Il se terre au fond d'une de ses fameuses caves, vêtu d'une redingote déchirée, la tête en feu couverte d'un linge humide. Son journal est saisi. Puis plus tard les feuilles réapparaissent avec de nouveaux appels aux massacres. Ce jeu de cache-cache entre les autorités et le délinquant prêterait à sourire si ces petits drames n'annonçaient la tragédie prochaine. Marat aboie plus qu'il ne mord, mais ces aboiements excitent la meute des loups.

Membre des Cordeliers, sa rage révolutionnaire se déchaîna après l’arrestation du Roi à Varennes et la fusillade du Champ de mars. Il continua à prophétiser contre les nobles et les prêtres, mais sa compassion, pour ne pas dire la démagogie dont il faisait preuve pour les sans-culottes et la valetaille lui attira la reconnaissance de la plèbe.


La chute des Tuileries (10 août 1792), à laquelle il avait largement contribué, le galvanisa. Ses fanatiques attaques participèrent alors à créer l’atmosphère de haine dans laquelle vivait la capitale lors des massacres de septembre.


Elu malgré cela, comme quoi la violence a toujours payer dans les faubourgs rouges, député de Paris à la Convention, il appuya la Commune et la Montagne contre les modérés «Girondins». Mais sa bestialité verbale autant que son apparence négligée choquaient même ceux qui partageaient ses idées. Les chefs « Montagnards » le tenaient à l'écart. Son torchon, « L'Ami du Peuple » avait alors fait place au « Journal de la République française », qui allait devenir lui-même le « Publiciste de la République française ».

Il déclare « je ne croirai à la république que lorsque la tête de Louis XVI ne sera plus sur ses épaules" ! A Caen une certaine Charlotte Corday suit, horrifiée, à travers les journaux les appels aux massacres de « l'Ami du Peuple ». Lors du Procès du roi, le terrible polémiste exige que le scrutin soit public et nominal. Ainsi le régicide deviendra-t-il preuve de civisme : la peur de passer pour un tiède pèsera lourd dans la balance. Chaque député monte donc à son tour à la tribune. La France attendait, haletante, le résultat du scrutin. Lorsque la nouvelle de l'exécution du Roi arriva à Caen, Charlotte Corday pleurait comme une enfant.


Après la condamnation du Roi à laquelle il s’employa ardemment, la lutte de Marat contre les Girondins se poursuivit avec plus de barbarie encore. A la suite d'un de ses appels à l'insurrection, ses adversaires, les Girondins, le firent ordonner d'accusation, mais l'infinie popularité dont il bénéficiait à Paris lui permit d'être acquitté par le tribunal révolutionnaire et il fut ramené en triomphe par la plèbe à la Convention. Il s'acharna alors contre ses contradicteurs.

Le bannissement des Girondins incitait une de leurs adoratrices, la valeureuse normande, petite nièce de Corneille, « Charlotte Corday d’Armont », 25 ans, (1768-1793), à se rendre de Caen à Paris pour régler son compte à ce sinistre journaleux enragé qu'elle jugeait responsable de toutes les atrocités de la Révolution. Après s'être fait introduire dans ses appartements, il lui plante un couteau dans la gorge (13 juillet 1793).

La « chevaleresque » jeune fille fut décapitée le 17 juillet place de la Révolution (Concorde aujourd'hui) à l’issue d’une parodie de justice.

Tex

mardi, 28 février 2006

Les Septembriseurs* ou les ancêtres du Socialisme

La Terreur en 1793 décrétée par Saint Just et inaugurée par les massacres de septembre 1792, consacre la medium_lamballe.3.jpgdictature du Comité de Salut Public (le gouvernement révolutionnaire).

L'assemblée révolutionnaire vote la loi des suspects, permettant l'arrestation de ceux qui « n'ayant rien fait contre la Liberté, n'ont rien fait pour elle ». Ainsi tout le monde est visé par cette loi.

Le soir du 3 septembre 1792, après avoir bu, la horde de sans culottes se lâche et la boucherie commence, d’abord avec l'égorgement de vingt-trois prêtres réfractaires à la prison de l'Abbaye par des fédérés marseillais et bretons. Billaud-Varenne, substitut du procureur de la Commune, les pieds dans une boue rouge, s'écrie : « Peuple, tu immoles tes ennemis, tu fais ton devoir » Maillard, le Maillard du 14 Juillet et des jours d'Octobre, qui se trouve là aussi, dit alors : - Plus rien à faire ici, allons aux Carmes !

La princesse de Lamballe, née à Turin en 1749, veuve un an à peine après son mariage, elle devint surintendante de la maison de la reine Marie-Antoinette - dont elle était l’amie dévouée - en 1774.

Enfermée par la Convention à la prison de la Force, elle fut massacrée lors de la nuit du 2 au 3 septembre 1792. Elle avait vécu dans la frivolité et c'était pourtant son droit le plus strict. Elle sut mourir avec noblesse, pour avoir refusé de jurer haine à la Reine et au Roi. Elle était de toute façon condamnée, et peut-être le duc d'Orléans y était-il pour quelque chose.

Sur l'appel de Marat, les «enragés de Paris», assoiffés de sang, sont devenus incontrôlables. L'atmosphère est lourde, il y traîne comme une odeur de sang.

 La seule évocation de la mort atroce de la princesse de Lamballe nous fait encore frémir : «brutalement violée par plusieurs de ces «loqueteux rouges», après avoir subi de nombreux autres sévices, elle est décapitée au couteau sur une borne de la rue Pavée (quartier du Marais). Le corps de la confidente de Marie-Antoinette monstrueusement mutilé a été traîné par les jambes jusqu'au temple par une bande de «Sans Culotte, des vauriens» ivres de haine, dont un ébéniste de la rue du Faubourg Saint-Antoine, un tabletier de la rue Popincourt, un canonnier de la section de Montreuil et un jeune tambour du quartier des Halles.

Devant eux, d'autres «enragés» agitaient un lambeau de sa chemise ensanglantée, pendant que d’autres brandissaient, au bout d'une pique, la tête sanguinolente de la princesse de Lamballe sous les fenêtres de la cellule où la famille royale était enfermée. C'est le spectacle effroyable que ces «chiens» avaient réservé à la reine. Les commissaires de garde n'ont pu empêcher cette réjouissance sanglante de venir brailler jusqu'au pied de la tour et réclamer la reine à la croisée.

Tel est le sort particulièrement cruel qui a été réservé à cette femme de quarante trois ans et qui était, de l'avis de son entourage, la bonté même.

Marat, grand amateur de sang, salué aujourd'hui comme un héros par ces crapules d'élus socialistes de la Mairie de Paris et d'ailleurs, devrait être satisfait. Pourtant, il lui faut mieux encore. Paris ne lui suffît pas, il veut que le massacre, tout comme à la Saint-Barthélemy, s'étende à la France entière.

Face à ces bestialités, ces actes babares perpétrés par des bêtes infâmes, comment ne pas célébrer Charlotte Corday pour son geste héroïque accompli le 13 juillet 1793. En souvenir de ce grand jour, le 13 juillet devrait être décrété jour férié payé, et ce, en lieu et place du 14 juillet !


Tex

 

* Nom donné aux chiens enragés qui participèrent aux massacres de septembre 1792.

 

mercredi, 02 novembre 2005

« un crime toujours impuni... »

La Révolution Française, rupture historique effroyable pour les uns ou genèse de notre modernité pour les autres, fut néanmoins une période de chamboulement social et politique. Bouleversement où l'excellence côtoyait la bestialité, où les intérêts sordides cohabitaient avec les aspirations les plus désintéressées, où la bravoure coudoyait la veulerie.

Cette époque propice à l'éclosion du meilleur comme du pire fut vécue d'une manière très diverse dans les villes et les villages de France. La France se tait, elle est sous la férule du petit peuple qui règne en maître sur le pays, « les Jacobins ». Dans la tourmente la France reste humble, soumise, inexistante sous la dictature révolutionnaire jacobine. Il y a là une poignée d'hommes sortis des bas-fonds. Hier de vulgaires criminels de droit commun, aujourd'hui de véritables « Césars ».

Partout on tue dans Paris, les nobles, les prêtres, les bonnes soeurs, les riches ou tout simplement les contestataires, sont massacrés. La boucherie s'organise. Le journaliste Marat incite les petits gens à la chasse à l'homme dans les beaux quartiers. La princesse de Lamballe est égorgée sur une borne de la rue Pavée et sa tête sanguinolente portée au bout d'une pique. La Révolution a fait de ces vauriens, aigris, ambitieux, vaniteux et mythomanes des maniaques du crime. La gauche révolutionnaire est même dépassée par sa gauche extrême «les enragés».

Il était donc fort utile de publier des brochures d'histoire locale réservées à ces périodes qui devaient faire date dans la transformation de notre pays.

En effet, la Révolution Française n'a pas été uniquement et fondamentalement une épreuve de démocratisation de la vie politique française, et non plus la soudaine succession de la veule bourgeoisie à la noblesse et au clergé déposés. L'élément principal de la Révolution Française a été une première grande tentative organisée par cette «petite bourgeoisie» de remplacer le christianisme comme référence culturelle de la vie publique, avec une nouvelle vision totalisante de la réalité, qui posait au centre la subjectivité humaine conçue en terme de rationalisme.

Sinon on ne comprendrait pas pourquoi la Révolution se soit tant occupée de fournir une nouvelle conception de la réalité, de type totalisant, en activant en même temps la plus grande vague de persécution anti-chrétienne après celle du temps de Dioclétien.

Déterminé, dans son discours du 3 décembre 1792 Robespierre, proclame :

« Proposer de faire le procès à Louis XVI, de quelque manière que ce puisse être, c'est rétrograder vers le despotisme royal et constitutionnel ; c'est une idée contre-révolutionnaire, car c'est mettre la révolution elle-même en litige. En effet, si Louis peut être encore l'objet d'un procès, il peut être absous ; il peut être innocent : que dis-je ? il est présumé l'être jusqu'à ce qu'il soit jugé : mais si Louis est absous, si Louis peut être présumé innocent, que devient la révolution ? »

Louis XVI est exécuté le 21 janvier 1793 à 10 h 22 , place de la Révolution (aujourd'hui place de la Concorde) par Henri Sanson, sur l'échafaud dressé entre la statue de Louis XV et l'avenue des Champs-Élysées : il veut parler au peuple mais les tambours de la garde nationale [commandés par Antoine-Joseph Santerre (Paris 16-3-1752/Paris 6-2-1809)] couvrent sa voix. Santerre s'y est opposé.

Sa tête est tombée. Les sans-culottes ont trempé leurs piques et leurs mouchoirs dans le sang. Voilà le sang d'un tyran. Un citoyen monta sur la guillotine même, et plongeant tout entier son bras nu dans le sang de Capet qui s'était amassé en abondance, il en prit des caillots plein la main, et en aspergea par trois fois la foule des assistants qui se pressaient au pied de l'échafaud pour en recevoir chacun une goutte sur le front. « Frères, disait le citoyen en faisant son aspersion, frères, on nous a menacés que le sang de Louis Capet retomberait sur nos têtes ! Eh bien, qu'il y retombe ! Louis Capet a lavé tant de fois ses mains dans le nôtre ! Républicains, le sang d'un Roi porte bonheur ! ».

il s'agissait, à proprement parler, d'un assassinat puisque l'innocence du Roi, qu'il a clamée jusque sur l'échafaud, n'a jamais été remise en cause, et les stratégies odieuses mises au point par la Convention pour que la défense du Roi soit impossible à soutenir le démontre. Les Jacobins craignaient cette défense parce qu'ils la savait légitime.

Pourtant, ce crime abject, toujours impuni, et les bassesses commises par la minorité jacobine constitue un des actes fondateurs de la République !

Seule la Révolution française de 1789 a échappé à toute forme repentance officielle, jusqu'ici ! On consent tout juste, de temps à autre, à reconnaître qu'il y eut des excès !