dimanche, 01 avril 2007

«Martel en tête »

En Seine-Saint-Denis circule un tract (scan ci-dessous), distribué dans les boîtes aux lettres par l’Association « Martel en tête ». La rédaction de ce tract est guidée par le bon sens, et seuls les voyous, les trafiquants, les marginaux ou les clandestins n'en penseront que du mal !

A copier et à diffuser !

medium_POLICE_NATIONALE_small.jpg

Cliquez ici pour télécharger le fichier.

 

vendredi, 23 mars 2007

«La lépre du collectivisme»

"Il faut suivre la théorie marxiste..."

Cette déclaration ne date pas d'une centaine d'année mais de fin 1999. Ces belles paroles, si criardes à nos chères petites oreilles, ont été prononcées lors du 21e congrès de l'Internationale socialiste par ce non moins très (peu) cher premier ministre trotskiste, monsieur "Lionel Jospin" le 08 Novembre 1999...

La « Révolution tranquille » est, dans toutes les sociétés libérales, l'œuvre de gouvernements ouvertement socialistes ou impressionnés par les thèses socialistes.

Prenant le contre-pied de l'éthique capitaliste, de profit maximum, d'initiative, de risque, de concurrence et d'insolente inégalité, elle diffuse un sentiment de suspicion et d'envie, paralysant, culpabilisant les riches, excitant les revendications et l'orgueil des pauvres. Le grand capitalisme n'en est ni affecté ni atteint; il dissimule ses profits et sa puissance.

Les petites et moyennes propriétés et entreprises sont directement touchées, découragées de toute initiative, arrêtées dans leur développement, étroitement contrôlées et pressurées par le fisc. Au contraire, les masses de fonctionnaires et de salariés voient croître leurs droits et augmentent leurs revendications à proportion de leur faible rendement ou de leur inutilité. Au bas de l'échelle cependant rien n'est changé. Si les plus riches s'enrichissent encore, les plus pauvres, exclus de la redistribution socialiste, sont appauvris par la collectivisation et l'inflation.

L'échec du socialisme suédois est instructif, après que sa prétendue réussite eut tant enflammé les esprits. Le socialisme mou est le lieu du désespoir.

Une bureaucratie gigantesque et tentaculaire, recrutée parmi l'électorat socialiste, réduplique dans l'administration d'État l'organisation hiérarchisée de la technocratie capitaliste. Et voilà deux monstres gestionnaires au lieu d'un seul, pour dévorer de connivence la substance des nations. Les dernières vertus que le capitalisme entretenait encore, l'effort, l'épargne, l'invention, l'intérêt se corrompent et il ne reste plus rien de l'homme antique ou de l'homme économique moderne, qu'un consommateur revendicateur et contestataire.

La révolution marxiste, la seule qui aille jusqu'au bout, a cela de bon qu'elle dissipe d'un seul coup l'illusion socialiste, mais elle a de mauvais qu'on ne s'en débarrasse plus jamais. Elle fait goûter aux peuples l'expérience de la liberté et de l'égalité pour tous : c'est la famine et c'est la mort. Elle les fait alors remonter à la vie au prix du sacrifice de leurs chimères : l'État-Parti, l'État-Patron, l'État-Profiteur universel s'assure le monopole de la richesse et de la liberté, donnant aux peuples l'ordre et la paix d'un total esclavage.

Les défauts du système sont trop connus: rigidité et sclérose des structures, inadaptation de l'offre à la demande, ici excédents et là pénurie, marché parallèle, concussion à tous les étages, irresponsabilité. Et pour combattre les tentations de la misère et du désespoir, pression idéologique, xénophobie et savante terreur envoyant les éléments réactionnaires en camp de concentration ou à la mort.

Le socialisme, c'est l'enfer !

vendredi, 02 mars 2007

Les casseroles de Melle Marie-Ségolène, dite Soeur Sourire !

medium_segolo.jpgMlle Marie-Ségolène Royal, ministre socialiste déléguée aux enseignements scolaires dans le gouvernement de M. Lionel Jospin, a été condamnée le 15 février 1999 à régler à son ancienne assistante parlementaire et à deux secrétaires des compléments de salaires, pour les avoir fait travailler sans les rémunérer pendant sa campagne législative du printemps 1997 dans sa circonscription du département des Deux-Sèvres. La ministre a déclaré être "soulagée" par cette décision de justice la concernant.

En mars 2001 Mlle Marie-Ségolène Royal, ministre socialiste déléguée à la famille, a été déboutée de la plainte en diffamation qu'elle avait déposée contre son ancienne assistante.


En mai 2003 Mlle Marie-Ségolène Royal, députée socialiste des Deux-Sèvres, a bénéficié d'un non-lieu pour l'accusation de "recours au travail clandestin".

Melle Marie-Ségolène Royal, députée PS des Deux-Sèvres, poursuivie depuis 1998, par deux anciennes collaboratriœs à l'Assemblée nationale pour recours au travail clandestin, a bénéficié d'un non-lieu.

Les faits remontent aux législatives de 1997, consécutives à la dissolution de l'Assemblée. Melle Marie-Ségolène Royal, comme tous ses collègues, avait liœncié ses collaboratrices, mais celles-ci ont continué à travailler pour elle. La ministre ayant refusé de régler leurs salaires de mai, juin et juillet, trois des quatre anciennes collaboratriœs ont alors attaqué Melle Marie-Ségolène Royal aux prud'hommes de Niort en déœmbre 1998, obtenant le paiement de salaires sur environ trois semaines, le temps de la campagne électorale.

Elles ont ensuite porté plainte au pénal pour obtenir une mise en examen de l'ex-ministre, pour recours au travail clandestin. La juge d'instruction de Poitiers a rendu un non-lieu, estimant qu'«aucune charge sérieuse» ne pèse contre Marie-Ségolène Royal «de s'être intentionnellement soustraite à ses obligations»."

(Libération, 3 mai 2003, p. 14)

 

Tonton se démarque de sa nièce

Les amis de Marie-Ségolène

La face cachée de Melle Royal

La preuve des mensonges médiatiques ...

medium_palestinien.jpgPourquoi, selon vous, les musulmans refusent des recherches archéologiques à Jérusalem ? La raison est historique, il s'agit bien pour eux d'empêcher toute démonstration de la présence juive antérieure à la leur, et par là même à contester la valeur de la Torah et donc de la Bible.

En contestant la validité historique de la Torah et de la Bible, c'est bien sûr le cœur même des religions juive et chrétienne que veut nier l'islam.

Soutenir Israël contre les palestiniens, n'est pas une question seulement géopolitique, mais bien religieuse, civilisationnelle. Derrière les fouilles archéologiques, c'est bien évidemment la vérité judéo-chrétienne qui s'affirme face au mensonge musulman.

 

Lire le reportage sur les fouilles de Jérusalem en 2007

jeudi, 22 février 2007

La France est un pays de culture Gréco-judéo-chrétienne !

Charles de Gaulle que l’on ne peut tout de même pas soupçonner de racisme déclarait : «Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne».

medium_droite5.jpgComme Charles de Gaulle, et comme chaque français, je suis contre l'islamisation de mon pays, ce qui ne veut pas dire que je suis forcément contre l'islam.

N’existe-t-il pas un seuil d'immigration à partir duquel un pays ne se reconnaît plus ? La ruée migratoire qui envahie notre pays, et dont on nous rabâche qu’elle est une chance pour la France, n’est-elle pas tout bonnement une colonisation à l'envers ?

Un archevêque, pourtant d’origine africaine, déclarait il y a peu : «Le multiculturalisme autorise les autres cultures à s'exprimer, mais il empêche la culture de la majorité d'exprimer ses victoires, ses combats, ses joies, ses souffrances.»

Contre les décisions de nos dirigeants, qui ne nous ont d'ailleurs pas consulter, nous devons nous opposer pour que, La France qui est un pays de culture et d'héritage judéo-chrétien, ne devienne jamais une «terre d'Islam» !

Tex

Le tour du monde de Bécassine

medium_tache_rit.2.jpgElle voyage et parle beaucoup notre Bécassine, elle affirme tout et son contraire, et collectionne les gaffes ! Démagogique, elle promet, elle promet même beaucoup, mais bien entendu, elle ne pourra pas tenir ses nombreuses promesses ? Une fois encore la gauche mitterrandienne tente de berner les petites gens, qui eux ne demandent qu'à y croire !

Au plan diplomatique, la reine de la gaffe, lors de ses voyages, tant au Liban qu'en Israël, en Chine ou au Canada, sur RMC au micro de Bourdin au sujet de l’indépendance de la Corse, …Bécassine jase comme une pie, et lache bourde sur bourde ! 

Bécassine n'en est pourtant encore qu'à la phase d'écoute. Nous ignorons qui elle écoute (le vieux Bobo Lang ? Fabius ? Montebourg ?), mais elle est toujours en période d’écoute, et c’est elle qui l’affirme !

Qu'est-ce que ce cela va-t-être lorsque qu'elle tentera de nous faire avaler son programme ! Ca promet ...

Ce qui est étonnant, c'est que lorsque Nicolas Sarkozy, Ministre de l'Intérieur, va sur le terrain, dans certains quartiers «chauds», et reprend, mot pour mot, les paroles d'une femme qui l'interpelle à sa fenêtre sur l'insécurité dans son quartier, la gauche appelle cela de la «provocation».  

Concernant les Ségolènades, ils appellent ça comment les socialistes ?

Tex le 02 février 2007

 

Tonton prend ses distances

---------------------------------------------------------------------------

medium_allegre.3.jpg Claude ALLEGRE - Ancien Ministre, parlant de Ségolène ROYAL

«Elle ne travaille pas. Quand elle était avec moi au ministère, elle ne contrôlait rien. Les nominations d’enseignants partaient dans tous les sens. Un jour, à cause d'elle, je me suis fait remonter les bretelles par Jospin et Strauss-Kahn. Avec ça, elle est intraitable pour le personnel. A son cabinet, ça valsait. Elle a changé trois fois de chauffeur. Après mon départ, elle est passée sous la coupe de Martine Aubry, qui se plaignait d'elle tout le temps. »

Blog à visiter
La "richitude"

Le Carême, c’est quoi ?

medium_Senanque_cloitre.jpgLe Carême, c’est quoi ?

Le Mercredi des Cendres, qui tombe cette année le 21 février marque l’entrée dans le Carême. On célèbre ce jour par un rite unique en ce son genre, qu’on ne fait qu’une fois par an : au cours d’une messe, on marque le front des participants avec un peu de cendres. Ce rite signifie que s’ouvre un temps de pénitence, c’est-à-dire de retour sur soi et de transformation intérieure.

Mercredi des Cendres : Les chrétiens sont invités à commencer le Carême par un jour de jeûne et d'abstinence, ce mercredi. "Le jeûne est préparation à la joie pascale; il est anticipation du caractère incorruptible du corps destiné à la résurrection; il est signe que l'homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole venant de la bouche de Dieu."

Dans la Bible, les cendres symbolisent à la fois le péché et la fragilité de l’homme : quand quelqu’un se couvre de cendres, c’est pour lui une manière de manifester sa douleur à l’occasion d’une épreuve telle qu’un deuil. C’est aussi une manière de dire qu’on prend conscience de son péché et qu’on le regrette.

Le jour du Mercredi des Cendres, on lit un texte de l’évangile selon saint Matthieu où Jésus explique à ses disciples comment prier, jeûner et faire l’aumône.

Le Mercredi des Cendres est ainsi un temps de méditation sur le péché et sur la mort. Ce jour-là les chrétiens jeûnent et sont engagés à se tourner vers leurs frères particulièrement les plus démunis.

Evangile selon St Matthieu (chapitre 6,versets 1-6.16-18)

Comme les disciples s’étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : « Si vous voulez vivre comme des justes, évitez d’agir devant les hommes pour vous faire remarquer. Autrement, il n’y a pas de récompense pour vous auprès de votre Père qui est aux cieux.

Ainsi, quand tu fais l’aumône, ne fais pas sonner de la trompette devant toi, comme ceux qui se donnent en spectacle dans les synagogues et dans les rues, pour obtenir la gloire qui vient des hommes. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont touché leur récompense. Mais toi, quand tu fais l’aumône, que ta main gauche ignore ce que donne ta main droite, afin que ton aumône reste dans le secret ; ton Père voit ce que tu fais dans le secret : il te le revaudra.

Et quand vous priez, ne soyez pas comme ceux qui se donnent en spectacle : quand ils font leurs prières, ils aiment à se tenir debout dans les synagogues et les carrefours pour bien se montrer aux hommes. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont touché leur récompense. Mais toi, quand tu pries, retire-toi au fond de ta maison, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret ; ton Père voit ce que tu fais dans le secret : il te le revaudra.

Et quand vous jeûnez, ne prenez pas un air abattu, comme ceux qui se donnent en spectacle : ils se composent une mine défaite pour bien montrer aux hommes qu’ils jeûnent. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont touché leur récompense. Mais toi, quand tu jeûnes, parfume-toi la tête et lave-toi le visage ; ainsi, ton jeûne ne sera pas connu des hommes, mais seulement de ton Père qui est présent dans le secret ; ton Père voit ce que tu fais dans le secret : il te le revaudra.
 


Pour une retraite spirituelle à l'Abbaye de Senanque

No comment !

  «Le libéralisme réparti de manière inégale la richesse, le socialisme réparti de manière égale la misère. » (W.Churchill)

medium_contribuable2.jpg

Abonnez-vous !

samedi, 17 février 2007

Le Programme de Ségolène et sa clique ...

medium_sego_2.jpg

 Le programme de Ségolène, c'est d'abord 115 milliards d'euros avec nos impôts !

Déficit, impôts, taxes, nationalisations, Education Nationale, emplois jeunes, 35 heures, immigration, ... :  les socialistes ont recyclé pour 2007 les vieilles recettes d’antan.

A la clé : un véritable matraquage fiscal.

Après les 110 propositions de 1981, ce sont les 115 milliards d’euros de nouveaux impôts en 2007 !


0 % d’idées nouvelles, 100 % d’idéologie  marxiste 

Avec un nouvel impôt à chaque page, le programme socialiste compte étouffer les contribuables français et les entreprises. Avec les socialistes, c’est le système D : “Dépenses + Déficits + Dettes” !


Les socialistes sacrifient l’avenir des jeunes !

L’Etat - pompe à fric, est de retour. La facture va être salée avec :

-  Une aggravation des charges publiques de 62 milliards d’euros par an, dès 2007 !

-  Un déficit public multiplié par 3, soit 160 milliards d’euros (9,5 % du PIB)...


Résultat :
une dette abyssale de l’ordre de 80 % du PIB actuel, véritable cadeau empoisonné pour les générations futures !

 

Humour : Les nains socialos

mercredi, 31 janvier 2007

Hitler était-il socialiste ? Il semble que oui...

medium_hitler.3.jpg

Le nouveau livre de l’historien allemand Götz Aly défend une thèse audacieuse : Hitler aurait «acheté» les Allemands, et la confiscation des biens juifs aurait d’abord servi à financer une véritable politique sociale. Un ouvrage qui provoquera le débat*.

Édouard Husson, Maître de conférences à l’université Paris-IV.

L’historien allemand Götz Aly est connu en Allemagne, depuis une vingtaine d’années, pour avoir profondément renouvelé l’histoire du national-socialisme par des thèses provocatrices. Ainsi avait-il découvert, à la fin des années 1980, que de nombreux historiens, économistes, démographes ou sociologues qui débutaient leur carrière dans les années 1930 avaient alimenté les bureaux de Himmler en propositions de « remodelage démographique » de l’Europe orientale. En particulier, ils avaient proposé, avant même que la SS le leur demande, de déporter tous les Juifs de la région « plus à l’est » (1).

Dans un ouvrage sur la Solution finale, paru en 1995, Götz Aly avait défendu la thèse selon laquelle on ne comprend pas la radicalisation de la politique antijuive entre 1939 et 1941 si on ne l’envisage pas dans le tableau général d’une série de déplacements de populations, en particulier en Pologne : voulant réinstaller des germanophones d’Europe orientale dans la Pologne conquise, les nazis déplacèrent des Polonais là où vivaient des Juifs ; mais alors ils ne surent plus où « réinstaller » ces derniers et, petit à petit, germa l’idée de les éliminer (2).

Les thèses de Götz Aly suscitent à chaque fois la controverse parce qu’elles mettent en valeur un aspect partiel de la genèse de la Shoah, au point de donner l’impression d’exclure les facteurs d’explication traditionnellement cités, comme l’antisémitisme ou les projets de Hitler et de la SS.

L’historien allemand ne manque pas à sa réputation dans un nouvel ouvrage, qui, à peine paru en Allemagne début 2005, a déclenché une grosse polémique. Il faut se réjouir que les éditions Flammarion aient décidé de le traduire aussi rapidement car cela permettra aux historiens français de prendre part à la controverse.

Les dernières conclusions de Götz Aly reposent sur l’hypothèse selon laquelle il faut prendre au sérieux les objectifs sociaux du régime, dans leur littéralité. Hitler et les nazis ont véritablement voulu mettre en œuvre un régime «socialiste», mais pour le seul peuple allemand. La notion de «race des seigneurs» s’accompagnait du désir d’égaliser les rapports sociaux entre Allemands. D’où une imposition plus forte des hauts revenus ; une politique familiale développée ; une protection renforcée des gens endettés ; une politique du logement ; l’instauration de congés payés… Hitler voulait donner corps à l’idée de Volksgemeinschaft, de « communauté de la race allemande ».

Mais comment financer un accroissement de la protection sociale alors que tout est fait pour couper le pays des flux financiers internationaux afin d’éviter le retour de la crise de 1929 ? Dès 1937, Hjalmar Schacht, en charge du redressement financier de l’Allemagne depuis l’arrivée de Hitler au pouvoir, avait prévenu Hitler que le Reich était à la veille d’une crise majeure de ses finances publiques et, devant le refus du Führer de l’écouter, il avait démissionné en novembre 1937.

Le niveau de vie de la population est resté stable

En fait, Hitler avait une double parade à l’assèchement financier qu’entraînait la politique d’autarcie : la confiscation des biens juifs et la guerre. C ’est bien en 1938 que commencent à la fois la politique d’expansion territoriale et l’«aryanisation» des biens juifs en Allemagne, puis dans l’ensemble de l’Europe. Pour Götz Aly, Hitler a littéralement acheté les Allemands. Il décrit par le menu comment tous ont profité, dans le Reich, de la confiscation des biens juifs. Plus tard, dans l’Europe occupée, ces biens servirent à renflouer les caisses de différents ministères et à maintenir la plupart des «politiques sociales» mises en place dans les années de paix. Quant à la guerre, elle a conduit au pillage de l’Europe. D’après les calculs de l’historien allemand, l’effort de guerre a été financé aux deux tiers par les pays occupés – la France fournissait en tout 400 millions de francs par jour au Reich.


medium_mitterrand_petain.7.jpg

Götz Aly décrit les Allemands allant ramasser les biens des Juifs dans des entrepôts après la Nuit de cristal, en novembre 1938, au cours de laquelle les synagogues et les magasins juifs ont été saccagés. Il raconte comment les soldats de la Wehrmacht étaient autorisés à envoyer à leurs familles des paquets de denrées dérobées dans les pays occupés. Finalement, le niveau de vie de la population allemande est resté, jusqu’à la fin du conflit, relativement stable, évitant toute révolte comme celle qui avait éclaté en 1917-1918 dans la population ouvrière. Il y a une dizaine d’années, Daniel Goldhagen faisait de tous les Allemands des antisémites fanatiques (3). Götz Aly défend une thèse pratiquement à l’opposé : il minore le rôle de l’idéologie et il présente une population allemande profitant bassement de ce qui arrive aux Juifs mais sans qu’une haine particulière ait motivé cette attitude. Le tableau dérange dans la mesure où il empêche de reléguer le comportement des Allemands du IIIe Reich au rayon des aberrations historiques. Un gouvernement achetant son peuple : c’est une possibilité qui ne peut se limiter ni à une époque ni à un contexte particulier.

Il faut inverser les termes du raisonnement

C’est pourquoi le livre de Götz Aly suscite d’énormes controverses. Certains lui ont reproché de vouloir réveiller une forme de mauvaise conscience dans une société qui, petit à petit, tourne la page du nazisme. D’autres ne supportent pas que l’historien prennent au premier degré l’expression de national-« socialisme ». N’est-ce pas une insulte faite au socialisme, système généreux et universaliste ? Effectivement, il est paradoxal de voir Götz Aly, engagé à gauche, toujours rebelle vis-à-vis de l’establishment et qui n’a jamais obtenu de chaire universitaire, reprendre la thèse défendue par le grand penseur libéral Friedrich Hayek, dès 1943, dans La Route de la servitude : le nazisme a été un socialisme à l’usage du seul peuple allemand.

S’il y a une critique à adresser aux thèses de Götz Aly, c’en est une qui vaut pour tous ses livres : il tend à faire de l’antisémitisme une légitimation a posteriori (ou une composante mineure) du processus de décision nazi. En fait, il faut inverser les termes de son raisonnement. Ce n’est pas parce qu’il voulait maintenir le niveau de vie des Allemands que Hitler s’en est pris aux Juifs : c’est parce qu’il avait décidé de les persécuter qu’il a pu maintenir aussi longtemps le niveau de vie des Allemands, malgré l’économie de guerre.

E.H.



 Notes

* G. Aly, Comment Hitler a acheté les Allemands, Flammarion, à paraître le 17 octobre 2005.
1. G. Aly, S. Heim, Vordenker der Vernichtung, Francfort-sur-le-Main, Fischer, 1991.
2. G. Aly, «Endlösung». Völkerverschie-bung und der Mord an den europaischen Juden, Francfort-sur-le-Main, Fischer, 1995.
3. D. Goldhagen, Les Bourreaux volontaires de Hitler, Le Seuil, 1997.

 

Sources :

Nazisme-Wikibéral

L'Histoire 
Le Monde diplomatique

Pour commander ce livre

Toutes les notes